Après l'interdiction des champignons hallucinogènes, l'intention plus ou moins avouée de fermer à terme et dans un proche avenir le quartier rouge d'Amsterdam un nouveau "serpent de mer" voit le jour dans le pays de la tolérance : la fermeture des coffeeshops. Le parti du premier ministre néerlandais Balkenende, le CDA par l'intermédiaire de son chef, Pieter van Geel, trouve que la politique de tolérance de ce pays a échoué. Durant le congrès du parti, qui s'est déroulé samedi à Utrecht, M. van Geel a indiqué que :
"la société ne supportait plus les conséquences de cette politique de tolérance. Même au sein des partis tels que le PvdA et le VDD, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur d'une ligne de conduite plus sévère, selon lui et estime aussi que les coffeshops ne servent à rien puisque de nombreuses cultures de cannabis sont exploitées illégalement dans des quartiers reculés, permettant à de grands criminels de s'enrichir. Tant que la tolérance sera de rigueur, les problèmes qui surgissent dans ces quartiers ne pourront être résolu." De son côté le PvDA lui s'est toutefois opposé samedi, dans une réaction à la proposition de M. van Geel, à une fermeture de tous les coffeeshops
. Et par l'intermédiaire de la parlementaire Lea Bouwmeester a regretté je cite :
"le fait que son collègue du CDA appelle à mettre fin à la politique de tolérance sans proposer de véritable solution aux problèmes engendrés par les drogues douces."
"Nous sommes en faveur d'une régulation mais contre une interdiction car en régulant, on peut fixer des conditions et mieux contrôler (le marché)."
Ce vieux débat aux Pays-Bas qui n'était que marginal il y a quelques années, prend de plus en plus d'ampleur dans la société Néerlandaise. Il y a quelques temps une décision historique avait été prise par la Cour Supême Néerlandaise en faveur d'un utilisateur-cultivateur pour qu'il puisse légalement utiliser son propre cannabis à titre thérapeutique.
Un vent sécuritaire ne serait-il pas en train de souffler sur ce pays ?