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Article que je viens de trouver sur zescoop.com.. pour le jour oú vous aller décider vous aussi, peut-être, de disparaître du net.. Pas facile..
Le jour où j'ai décidé de me supprimer du web
Publié le 29/07/2009
Le jour où j'ai décidé de me supprimer du web, je crois que je n'avais pas pris la réelle mesure de l'objectif. Je pensais que cela irait vite,
quelques heures, deux jours tout au plus. J'ai décidé de disparaître et je l'ai fait mais cela m'a pris du temps : deux bonnes semaines en fait. Mais c'est fait.
On ne disparaît pas comme cela. Il n'est pas facile de s'effacer, d'enlever toute trace et surtout, c'est presque impossible de le faire complètement. Car, après plus d'une décennie sur Internet,
je dois me rendre à l'évidence... il va en fait me falloir des mois pour ne plus exister sur la Toile, pour tomber dans l'oubli, pour qu'il ne soit plus fait mention de moi sur le réseau.
J'ai d'abord commencé par Facebook... ce qui n'a pas été évident. Vous sauriez, vous, répondre du tac-au-tac à la question suivante : comment supprimer son compte Facebook ? Il faut savoir où
cliquer, il faut confirmer, admettre que cela sera irréversible. Mais c'est fait. Mon compte Facebook n'est plus accessible. J'ai ensuite supprimé les nombreux comptes clients et/ou utilisateurs
que j'avais en ligne à droite et à gauche : sur Twitter, sur Dailymotion, sur Youtube, mes adresses emails secondaires (2 sur Hotmail, 1 sur Yahoo), mais j'ai gardé jusqu'au dernier moment mon
adresse principale sur Gmail car il faut souvent confirmer par email ou cliquer sur un lien de désinscription envoyé vers votre email pour supprimer un compte.
Je me suis ensuite attaqué à mon blog : quatre années de posts à supprimer... en quelques clics. Là aussi cela n'a pas été évident et j'ai même dû envoyer un email aux webmasters de la plate-forme
qui l'hébergeait pour que mon compte soit désactivé totalement. Mais c'est fait. Le blog est encore accessible via le cache des pages de recherche Google mais il n'est plus accessible directement.
Quand on souhaite disparaître totalement du Web, c'est déjà une bonne nouvelle de ne plus apparaître que dans le cache de Google.
Pour disparaître, Google est très utile... puisque le moteur de recherche vous dit où il est fait mention de vous. Pour moi, la tâche est difficile. J'ai écrit des articles sur plusieurs sites
Internet et mon nom apparaît en signature. J'ai donc dû contacter tous les webmasters et administrateurs de ces sites pour leur signifier ma volonté de faire disparaître mon nom de la Toile.
Certains m'ont demandé si je ne voulais pas qu'ils gardent quand même une trace dans leurs archives. J'ai dit non, j'ai du négocier parfois. Mais c'est fait.
Avalanche de mauvaises nouvelles
Google m'a aussi appris que lorsqu'on pensait ne plus être, et bien on y était encore. "Je suis sur Google donc je suis", dirait Descartes et moi, justement, je ne veux plus. J'ai contacté des amis
pour qu'ils suppriment mes photos de leurs comptes Facebook, de leurs blogs, de leurs comptes Flickr. Celà a pris du temps, mais c'est fait.
Alors que je pensais ma disparition en bonne voie... patatras. Une avalanche de mauvaises surprises est venu gâcher la fête dans ma boîte mail. Des offres promotionnelles m'étaient adressées
presque tous les jours. Des offres personnalisées, avec mon nom en gros caractères : là pour un voyage aux enchères, ici pour un billet de train, un abonnement à une offre de téléphonie, pour des
cartes de visites gratuites... Me voilà reparti vers d'innombrables clics de "désinscription" et autres formulaires de "désabonnement". Une tâche titanesque.
J'ai écrit beaucoup de lettres aussi : à l'administration fiscale car logiquement je ne souhaite plus payer mon impôt sur le revenu sur Internet puisque je n'aurais bientôt plus d'accès, à ma
banque car mon accès à mes comptes en ligne ne m'est plus d'aucune utilité, à mon cinéma car je veux qu'il supprime mon compte "fidélité" en ligne... oui Madame, même si pour cela je vais perdre
tous mes points.
J'ai également supprimé mon compte iTunes et revendu mon iPhone. Ce téléphone est bien trop lié au Web pour que je puisse décemment le conserver.
Heureusement, à chaque fois que j'ai posté des messages sur des forums de discussion, j'ai toujours utilisé des pseudos. Cette précaution m'a éviter de devoir contacter des dizaines
d'administrateurs de forums car en dix ans, croyez-moi, j'en ai posté des messages.
Alors voilà, petit à petit, le cache de Google va aussi être remplacé, se rafraîchir, être mis à jour... et moi, je vais m'éteindre un peu plus à chaque instant. J'ai cependant un très gros
problème et pour l'heure, je vais être obligé de vivre avec. Mon nom est toujours présent sur le Web. Un site archive Internet. Archive.org est devenu mon pire cauchemard et je dois m'y résoudre.
Il restera des traces de mon passage. Certes, bien moindre qu'auparavant mais tout de même, j'estime mon objectif atteint. Je ne suis plus.
Il ne me reste qu'à adresser cet article à mon rédacteur en chef pour qu'il le publie et puis, je supprimerai ma dernière adresse email active.
Bon surf à vous et surtout sans moi.
X.
NB : je n'ai quand même pas fait l'erreur ultime de signer cet article de mon nom. Ouf !
©
Zescoop.com
Par Pascalou
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