[...]"Qu’un homme politique critique le travail d’un média qu’il juge orienté, rien de choquant : c’est son droit le plus absolu. Mais, en revanche, qu’il assimile la RTBF à un média qui a activement participé à un génocide qui s’est soldé par la mort de 800 000 personnes, voilà qui dépasse l’entendement. Manifestement, Leterme en atteignant le point Godwin, ne sait pas de quoi il parle et, surtout, ignore la force que peuvent avoir les mots dans un contexte déjà tendu entre deux communautés. La question est désormais ouvertement posée : l’homme qui croit que l’hymne belge est La Marseillaise et qui ne sait pas à quoi correspondant la fête nationale du 21 juillet a-t-il la carrure d’un homme d’État ? J’ai souvent comparé la situation belge à une « Bosnie froide » : par sa comparaison insensée, Leterme montre que c’est bien de cela qu’il s’agit. La haine est bien là."
Source : Les coulisses de Bruxelles, UE
[...]Dans un entretien accordé aux quotidiens Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen, Yves Leterme fait une analogie entre la RTBF et "Radio Mille Collines", qui émettait au Rwanda en 1993 et 1994 pendant le génocide, appelant notamment aux actes de violence envers les Tutsis.
Selon Stefaan Van Hecke de Groen!, les propos de M. Leterme sont irrespectueux et ils témoignent d'un manque de goût et de conscience historique.
"C'est très grave. Nous exigeons que Leterme présente ses excuses, non seulement à la RTBF, mais aussi aux familles des victimes du génocide", a-t-il réagi samedi.[...]
Flash back sur la radio qui tue Colette Braeckman Un petit rappel à l’intention d’Yves Leterme, qui a osé comparer RTLM et RTBF… Lorsqu’il entendit que M. Leterme comparaît la RTBf à la Radio des Mille Collines, l’un de ses « ex-futurs partenaires » résuma l’apostrophe de manière décisive : « soit il ne sait pas de quoi il parle, et c’est grave, soit il le sait, et c’est pire. »
Dans l’hypothèse, après tout assez plausible, où l’homme fort du CD&V n’aurait pas entendu parler de la Radio Télévision des Mille Collines, même pas par Mme Rita De Backer, membre éminent de l’ancien CVP, qui conseilla naguère le président Habyarimana sur le bon usage de la presse belge et d’autres sujets encore, un petit rappel historique peut s’avérer utile.[...]